La majorité des organisations de femmes actuelles sont raccordées aux conduits de l’Étau étatique. Elles n’utilisent pas le plein potentiel de la femme pour changer la direction de la société ; elles l’utilisent pour l’aider à mieux « performer » à bas prix dans un système qui reste inhumain.
Le Piège de l’Intégration
Beaucoup d’organisations se limitent à demander une « place à la table » de la finance ou du pouvoir masculin. Elles encouragent la femme à adopter la pensée matérialiste pour réussir.
On exploite son potentiel pour en faire une meilleure « machine à exploiter ». Au lieu de changer la recette de la soupe, on change juste la personne qui tient la louche. Le potentiel pour améliorer la société est sacrifié pour obtenir un titre ou un salaire dans l’Étau.
Les organisations communautaires reposent souvent sur le dévouement gratuit des femmes pour réparer les pots cassés par l’État et l’Économie.Le système utilise le potentiel de résilience de la femme comme un amortisseur social gratuit.
On exploite son désir de protéger la vie pour compenser les coupes de l’Étau. C’est du Soin utilisé pour maintenir une maison qui prend l’eau, sans jamais donner à la femme le droit de refaire le toit.
Les organisations sont souvent divisées par des idéologies ou des luttes de catégories. Cette fragmentation empêche l’unité du Pilier. On exploite l’énergie des femmes dans des débats de surface pendant que l’Extraction financière continue de vider le portefeuille des familles.
Le meilleur exemple est celui des 53 élues qui en principe devrait avoir la puissance requise pour améliorer rapidement la condition de la femme mais elles se sont fait prendre dans la toile de la division de l’homme.
Le Collectif se distingue parce qu’il ne veut pas « intégrer » la femme au système, il veut lui donner le mandat de redessiner le système.
Notre chantier n’est pas une « organisation de femmes » de plus, mais un mouvement de direction. On ne veut pas de subventions pour gérer la misère, on veut la Guidance pour l’éliminer.
Le but est de montrer que le Collectif ne vient pas ajouter une tâche aux femmes qui donnent déjà tout leur temps et leur cœur dans les organisations actuelles, mais vient enfin donner le levier qu’il manquait pour résoudre les problèmes et ne plus qu’ils reviennent.

